Côte d'Ivoire : échanges de tirs à Bouaké

Des coups de feu ont été entendus dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 janvier à Bouaké, ville importante du centre de la Côte d'Ivoire, où d'anciens soldats ont pris position aux entrées de la ville. À Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire, des tirs nourris ont été entendus vers 2 h du matin, heure locale avant de se calmer. Des habitants ont précisé que des tirs sporadiques s'étaient poursuivis jusque tard dans la matinée. D'anciens soldats ont pris position aux entrées de la ville. Des revendications salariales à l'origine des mutineries "C'est une mutinerie des ex-combattants intégrés dans l'armée qui réclament des primes de 5 millions de francs CFA (soit 7 600 euros), plus une maison chacun", a expliqué à l'AFP un officier sous couvert d'anonymat. "Nous réclamons non pas 5 millions de francs CFA, mais plutôt 10 millions [soit 15 200 euros] chacun plus une villa... Le cas échéant, nous ne regagnerons pas les casernes", a assuré un soldat à l'AFP. À Bouaké, les rues sont vides Contacté par la rédaction des Observateurs de France 24, un habitant de Bouaké raconte : "On entend des tirs sporadiques, mais rien d’alarmant. Cela dit, les commerces restent fermés, et peu de personnes circulent dans les rues. De mon côté, je suis juste sorti pour aller récupérer mon fils à l’école. Depuis mon balcon, je vois des militaires circuler à moto et à bord de véhicules. Ils contrôlent l’entrée et la sortie de la ville." Sean Lyngaas, journaliste indépendant en Côte d'Ivoire interrogé par France 24, confirme que les écoles et les magasins sont restés fermés aujourd'hui. "Il n'y a personne dans les rues alors que d'habitude Bouake est plutôt une ville animée." Des renforts des forces armées ivoiriennes ont été envoyés pour gérer cette crise qui intervient moins de trois semaines après les élections législatives du 18 décembre, considérées comme un pas de plus franchi sur la voie d'une normalisation après la grave crise politique et armée de 2002-2011. Selon Sean Lyngaas, des négociations seraient en cours et le gouvernement ivoirien devrait bientôt communiquer. Des coups de feu auraient également été signalés dans le camp militaire de Daloa, au centre du commerce du cacao dans l'ouest du pays. Source ; France 24 Avec AFP et Reuters Photo : STR, AFP | Des gendarmes ivoiriens dans les rues de Bouaké le 6 janvier 2017.


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